C’est fou comme l’habitacle d’une voiture peut transformer le plus calme des citoyens en un volcan en éruption. Vous est-il déjà arrivé de monter en voiture de super humeur et de vous retrouver à postillonner sur votre pare-brise trois minutes plus tard ? C’est tout à fait normal. Selon les derniers chiffres des baromètres de la conduite, nous sommes plus de 85 % à juger le comportement des autres conducteurs totalement stressant ou agressif. Mais alors, qu’est-ce qui nous fait vraiment disjoncter une fois la ceinture bouclée ?
Les clignotants fantômes
Entrons directement dans le vif du sujet avec la médaille d’or du sans-gêne : l’oubli du clignotant. Est-ce que cette petite manette sur le volant est devenue une option payante ? Ne pas signaler qu’on tourne, c’est envoyer un message clair aux autres : « Je vis ma meilleure vie, devinez ma trajectoire ! » C’est égoïste, et cela crée une insécurité immédiate.
Les squatteurs de voie
Dans le même genre, parlons de la fameuse maladie du « squatteur de la voie du milieu » sur l’autoroute. Vous les connaissez, ces conducteurs scotchés au centre alors que la voie de droite est désespérément vide ? Ce comportement sature le trafic et pousse les autres, par dépit, à commettre l’infraction du dépassement par la droite. Ajoutons à cela ceux qui vous collent au pare-chocs arrière à 130 km/h pour vous mettre la pression, et vous obtenez le cocktail parfait pour faire grimper la tension artérielle.
Smartphone au volant
Le problème, c’est que nos voitures sont devenues des salons roulants, et que beaucoup oublient qu’ils partagent l’espace public. C’est là qu’apparaît le nouveau fléau moderne : le nez plongé dans le smartphone. Vous avez sûrement déjà pesté derrière une voiture qui zigzague doucement à 30 km/h ou qui met dix secondes à redémarrer au feu vert. Pourquoi ? Parce que son conducteur est en train de scroller sur une application ou de répondre à un message.
Cette inattention numérique est aujourd’hui classée comme la principale source d’inquiétude et d’énervement sur la route. On se croit protégé dans notre petite bulle d’acier, mais la réalité nous rattrape au moindre coup de frein.
Sortir du cercle vicieux de la colère au volant
Toutes ces petites incivilités du quotidien finissent par créer un cercle vicieux assez redoutable. Comment réagissons-nous face à cela ? Souvent très mal. Plus de la moitié d’entre nous avouent abuser du klaxon pour évacuer leur frustration, et un bon tiers reconnaît coller le conducteur de devant pour lui donner une bonne leçon.
Bref, on répond à l’agressivité par l’agressivité. Pourtant, la route n’est pas un ring. Et si on décidait tout simplement de respirer un grand coup et de lever le pied ? Redevenir un peu plus indulgent avec les erreurs des autres, c’est encore le meilleur moyen de s’éviter un ulcère avant d’arriver au bureau.



